Chronique 27. Vaccin(s).

août 17, 2008 - One Response


Chronique 27.
 
 
Vaccin(s).
 
 
Il y a quelques semaines, un article a attiré mon attention. D’une part, à cause de l’avancée technologique qu’il évoquait, d’une autre part, parce que je le trouve inquiétant.
 
Cet article parlait de la découverte, par des chercheurs helvétiques issus d’une grande école de la même origine qu’eux, d’un soi-disant vaccin contre l’homosexualité. Étudié en laboratoire, ils ont réussi l’exploit sur des mouches à modifier le taux d’une hormone favorisant leur comportement homosexuel. En variant le dosage, ils les rendaient attirées par les individus de même sexe, ou le contraire.
 
Le chercheur, tout heureux par cette avancée dans l’étude des comportements, disait qu’il serait possible de l’appliquer à l’homme, sans vouloir mettre ceci en pratique. Si ce n’est pas pour le tester sur l’homme, pourquoi diable alors faire une étude là-dessus? Pour faire avancer la science? Pour se valoriser, lui et son équipe?
 
Dans un monde où la science est reine, malgré quelques restrictions gouvernementales, je m’interroge sur le bien fondé d’une telle recherche! Dans un Occident qui a dépénalisé, voire pour certains pays, décriminalisé l’homosexualité, c’est surprenant. Mais quand on voit ce qu’il se passe en Orient, comment sont traité mes joyeux amis, j’ai peur de la suite que cette découverte laisse poindre.
 
Car, que ce soit en Orient ou en Occident, nous sommes encore diabolisés par certaines personnes, certains groupes. Nous sommes encore victimes d’agressions, de discrimination, ou de divers maux. Je ne lance la pierre à personne, mais se reconnaîtra qui veut.
 
A l’heure où nous parlons d’étudier notre ADN, et de monnayer ces tests, pour calculer nos chances d’avoir telle ou telle maladie, de contrôler le sexe de nos enfants, je me demande si l’eugénisme ne revient pas à la mode. Tout le monde se rappelle d’une certaine époque où il fallait être blond aux yeux bleus pour être parfait. L’apologie d’une race, faite par un petit moustachu psychopathe, ne me paraît plus si lointaine, alors même que mes parents n’étaient pas encore nés.
 
Où va-t-on? Vers un tri sélectif, dès les premiers jours de conceptions? Tout enfant ayant un gène mauvais ou non conforme sera éliminé? Même si les chercheurs juraient leur grand dieu qu’ils ne voulaient pas appliqués leur trouvaille à l’homme, je me méfie qu’un gouvernement ne s’en charge pour eux. Rappelez-vous la bombe américaine, censée rendre homo les soldats ennemis!!!
 
Grâce à cette découverte, ne pourrions-nous pas aussi découvrir un vaccin contre le racisme? l’anti-sémitisme? l’alcoolisme? le tabagisme? et j’en passe et des meilleurs!
 
En 2008, n’avons-nous pas d’autres préoccupations plus importantes? Comme par exemple, comme le disait un internaute face à cette découverte, utiliser les fonds alloués pour un vaccin contre le cancer? Contre le sida? Ou trouver des remèdes pour les maladies orphelines?
 
Arrivé à ce stade, chers chercheurs, réfléchissez! N’y a-t-il pas plus utile que de jouer avec la sexualité des mouches? N’y a-t-il pas plus urgent dans le monde que de jouer aux apprentis sorciers et de tenter de guérir des maux qui n’en sont pas? Au cas ou, l’homosexualité n’est plus considérer comme une maladie depuis la fin des années septante, alors que le cancer et le sida font des morts par milliers chaque année, et que ce dernier est devenu une banalité pour les 15-24 ans…

Chronique 26. Blocage affectif.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 26.
 
 
Blocage affectif.
 
 
Nouvelle aventure, nouvelle chronique. Cela pourrait commencer comme un conte, mais pas l’un de ceux avec une fée. L’histoire de deux garçons qui tchattent, qui s’envoient des sms, et qui se rencontrent une dimanche soir d’automne, alors que la température extérieur rappelle celle de l’hiver et de ses frimas.
 
Un conte peut-être romantique, peut-être coquin. Où est la limite? Lorsque deux personnes se rencontrent, quelle est la ligne à ne pas franchir, pour ne pas faire capoter une histoire à deux?
 
L’envie est-elle un péché si capital? Peut-il forcer à outrepasser cette fameuse limite? Qu’engage au juste un câlin, ou un rapport sexuel entre deux personnes consentantes? Cela détruit-il irrémédiablement une relation qui pourrait être sérieuse?
 
Ou bien, au contraire, l’envie de la chair, par une suite de circonstances, mène-t-elle au bonheur partagé? Est-ce que céder à la tentation, trop grande sur le moment, est-elle si grave? Compromis entre le désir, l’envie et un sentiment naissant.
 
Dans de telles conditions, une relation stable peut-elle naître? Seul le destin peut en juger. Parmi tant de questions, lesquelles sont fondamentales? lesquelles sont vitales et finalement, sur lesquelles peut-on faire l’impasse, pour se sentir vivant, humain, emplis d’espoir?
 
La ligne est mince, perceptible mais discrète. Cette farandole de questions trotte et fait son chemin dans un esprit passablement torturé sentimentalement. Blocage affectif? Oui, sûrement. Envie d’aimer? Affirmatif! Besoin de tendresse, d’attention et d’amour? Toujours!
 
Recherche personnelle de la relation parfaite, mêlant avec justesse amour, tendresse, sexe, intimité et indépendance, en existe-t-il la recette parfaite? Ou tout bonnement, par le biais de notre société, de nos expériences personnelles, nous bloquons-nous face à une simple situation, en nous posons de trop nombreuses interrogations?
 
La bagatelle peut mener à beaucoup de choses. Elle peut déboucher sur de bonnes amitiés, de franches rigolades ou simplement mettre des personnes d’horizons différents sur la route d’autres. Se tisse ainsi un réseau, qui peut ou non, mettre en relief cette frontière. Si la recherche est clair dès le départ, il n’y a pas lieu de se questionner ni de remettre en question quoi que ce soit. Alors que si l’énoncé est trouble, ces questions peuvent émerger.
 
Cette nouvelle aventure, abordée plus haut, peut mener à quantité de choses. Encore faut-il savoir auxquelles. Est-ce que des relations qui ont échoués mémorablement par le passé peuvent mener à un blocage, conscient ou non, volontaire ou non.
 
Les relations précédentes conditionnent-elles celles à venir? Probablement que oui, car personne ne sort indemne lorsque qu’un cœur se brise. Dernière question cruciale s’il en est : comment briser cette chaîne, ce blocage affectif? Une dose de réflexion, ainsi qu’une touche de conscience en soir est nécessaire pour y arriver. Se construire sur les bases de relations en ruine, qui feront un excellent terreau pour bâtir la suite. Un engrais fertile qui connaît le bon terrain, propice à l’élaboration de cette relation naissante.
 

Et si simplement, construire un couple, ce n’était pas simplement faire table rase du passé, construire son présent, pour voir l’avenir sous un soleil radieux?

Chronique 25. Rencard or not rencard.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 25.
 
 
Rencard or not rencard.
 
 
Voilà! encore une expérience faite! Une rencontre virtuelle qui devient réelle. Un amitié naissante et des rapports de toutes sortes!
 
Si j’étais plus clair, cela aiderait peut-être! J’ai rencontré quelqu’un. Ce qui, en soit, n’est pas un exploit. Nous avons couché ensemble, ce qui n’est pas une nouvelle surprenante. Nous sommes des adultes consentants après tout! Je ne fais pas partie des marie-couche-toi-là non plus. Faut pas se méprendre. Je recherche avant tout une vraie relation et, même si cette histoire passe par un lit (ou un canapé), ce n’est pas l afin du monde.
 
Or, c’est la fin du monde cette fois. Pourquoi? parce que cette personne m’apparaissait sous les meilleures hospices. Bien que je refusais de m’en dire amoureux, ne pas avoir de ses nouvelles m’agaçait un peu. C’est une personne extrêmement tendre, sensible et sans doute marquée par la vie.
 
Nous avons donc fricoté une fois, puis une deuxième et finalement une troisième fois. C’est cette dernière fois qui pose problème. Pourquoi? parce que cette fois-là, pas moyen qu’il ait une érection et que nous puissions dès lors jouer à autre chose que touche-pipi. Seconde chose : marre de ne rencontrer que des mecs montés comme des taureaux. Je veux bien que, même avec force lubrifiant (toutes marques confondues), nous ayons des problèmes, mais dans ce cas, même la capote était trop petite. Je lui conseille doucement et gentiment de prendre des capotes XL. La réponse me cloue sur le matelas. C’est déjà le cas! blonde comme je suis, je me la joue Saint-Thomas et je regarde la boîte. Stupeur! C’est pas la taille XL, mais XXL. Et il n’arrive pas à les enfiler.
 
Je ne suis pas l’aéroport Charles De Gaulle. Ma piste d’atterrissage est restreinte. Avec toute la volonté du  monde, l’airbus A380 ne passe pas. PAS POSSIBLE! J’en entends certain dire qu’il y a des moyens, et que lorsqu’on veut, on peut. Bein non! Même en voulant, ça passe pas. J’avais peine à le voir, mou comme un marshmallow, faisant sont possible. Ce rapport n’est pas un passage fondamental pour moi, mais il contribue à la séance de sport en chambre. Et à l’ébauche d’une relation par la même occasion.
 
Pourtant, les deux premières fois, ça s’est passé merveilleusement bien. Cette fois, je ne sais pas. peut-être n’étais-je pas à 100% réceptif aux câlins ou alors, que mon cœur espérait plus que mon corps. Je ne sais pas. Je reste dubitatif. C’est la première fois que l’un de mes partenaires n’arrive pas à hisser son pavillon. Je peux donc me mettre aussi à la place des nombreuses femmes à qui cela est arrivé. Il est vrai qu’en on parle moins dans le milieu gay. que ce passe-t-il si les deux partenaires sont en panne? ils matent un dvd? lisent le journal? prennent du viagra?
 
Une panne peut-elle être pardonnable au début d’une relation? Je pense que oui, car ce n’est pas une performance qui détermine la qualité d’une personne. Cependant, mon ego en a pris un sérieux coup, malgré le fait que l’airbus A380 ne rentrait absolument pas sur mon tarmac.
 

J’avais espéré que cette relation fonctionnerait, tant sur un plan relationnel que physique, même si je l’ai refusé au départ. Que faire maintenant? bluffer, comme au poker? et donner une seconde chance? Est-ce qu’une relation peut survire à un obstacle sexuel? Prochain rencard, là sera la réponse

Chronique 24. Navrant.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 24.
 
 
Navrant.
 
 
Dans la catégorie “grands exploits”, je viens d’en rajouter un à ma liste. Parfois roi de la gaffe, je m’étonne de réussir des petits mensonges sans conséquences. Ce qui m’amène à écrire cette chronique est une gaffe ou quelque chose d’approchant.
 
J’avais parlé, dans une chronique précédente, d’un garçon rencontré sur le web, avec qui je discute depuis un certain moment. Celui qui avait fixé une date pour me donner son numéro. Qu’est ce qu’il me trotte dans la tête celui-là!
 
Tout commence un vendredi soir. Pas grand chose à la télévision, et en plus, comme j’avais fait des heures supplémentaires au bureau, j’étais arrivé assez tard à la maison. Le temps d’avaler un truc, zapper un moment et me changer, je me suis connecté et j’ai croisé ce potentiel “+1” sur msn (oui, encore msn…).
 
On discute, on papote, on rigole et il me propose un café le lendemain. Panique à bord! Le virtuel est à deux doigts de devenir réel! A ce moment-là, je ne me doutais pas encore que le Destin allait me jouer un tour. Je veux bien boire un café, mais le samedi, c’est généralement bien chargé : courses au marché (vu que j’habite en plein cœur du marché), petit café et lecture du quotidien orange (histoire d’avoir ma dose de caféine et des nouvelles pour la journée), courses chez le géant orange (faut bien manger la semaine, non?) et ensuite un coup d’aspirateur et de ménage (parce que ma femme de ménage est en vacances! non, je plaisante!), et pour terminer, réunion avec les amis pour un café communautaire et se raconter notre semaine, dans le resto d’un ami.
 
Donc pour le café avec le lulu, c’est un peu compromis, mais je lui propose de me faire la surprise de me rejoindre au resto de mon pote. Réponse : “je veux une vraie invitation, pas un truc vague”. Ce sur quoi je lui demande s’il désire un carton d’invitation pour un café. On rigole et finalement, pas d’invitation. Le dimanche, Lulu est à Olten. Nous allons nous coucher et si j’ai le temps, je lui enverrai un sms dans la journée.
 
Je me lève et je me bouscule, j’ai de la peine à me réveiller. En route pour le marché, le café, le journal. Je rentre, mange ma barquette de fraises, zappe de chaînes en chaînes.  Je repart boire un café, appelle les filles : toutes occupées. Sur les coups de 14h30, en route pour les courses de la semaine, où vous savez.
 
Arrivé aux surgelés, un choc! Qui à les mains dans le bac de poisson? Lulu! Destin, tu es taquin avec moi! Je vérifie que c’est bien lui. Pas de doute! Je fais mes courses, il n’est plus là. Je cherche, mais en vain. Mon portable sonne, je décroche. Une amie! Et là, Lulu encore. Il va payer ses courses à l’étage. Ni une ni deux, coup de fil terminé, départ pour payer mon panier de la semaine. Je me mets dans la même, car c’est aussi celle qui va le plus vite et il n’y a jamais de monde. Un couple entre lui et moi. Je le regarde, le détaille. Il a une chemise rouge, ouverte. Son torse est aussi sympa en vrai qu’en pixel, et il a un beau sourire.
 
On se trouve à trois centimètres l’un de l’autre, en rangeant nos courses. Mon cœur frôle l’attaque cardiaque, le feu aux joues. Rien. Pétrifié. Muet. Il ne dit rien non plus. Il ne bouge pas. Nous nous éloignons. Je rentre chez moi. Giflez moi! Quelle … pomme je suis! Je m’en veux. J’aurais de quoi me flageller, je le ferais. Je me taperais bien la tête contre le mur. En plus, ils sont bien dur mes murs. Navrant et pathétique, je me trouve. Je décide de lui envoyer un sms pour faire un mea culpa.
 
Réponse : “j’attendais que tu fasses quelque chose! la prochaine fois!” Navrant… je suis navrant. Un petit coup de fouet, s’il vous plaît?!

Chronique 23. Tuiles en série.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 23.
 
 
Tuiles en série.
 
 
Décidément, quand un truc va de travers, tout suit le même chemin. C’est loi fondamentale : jamais deux sans trois! Dans mon cas, ça fonctionne à coups sûr!
 
Cela commence hier soir (peu importe le soir et la date!). Sur MSN (oui, encore… mea culpa), mon ex se connecte. J’opte pour la technique du poisson mort, c’est à dire que je fais rien, ne dis rien. Le poisson mort quoi! Bref, au bout d’une demie heure : BING! un message. Comme je suis bien élevé, je réponds, sans grande conviction. De banalités en banalités, nous en arrivons à une invitation à dîner. Il cuisine pour moi un soir (bein voyons), café à l’italienne (j’attends de voir) et voilà!
 
Il n’a pas le moral. Il s’est fait largué, a remis son appart pour fin septembre, navigue entre l’hôtel et “maman”. A bientôt quarante ans, je m’inquiète pour lui. Je lui remonte le moral, mais comme je connais l’énergumène, je me doute aussi que cela ne sert à pas grand chose et qu’il se complaît dans son malheur.
 
Bon, rien à faire, il déprime, me dit qu’il pleure devant son écran. Comme je connais ce scénario!!!! A la fin, salut-bonne-nuit-suis-fatigué-et-triste. Ça me travaille quand même. Je fais pareil! brossage de dents et au lit.
 
Lendemain matin : grande motivation pour aller au travail. Clope, jus de fruit, rasage, douche, habillement. Oulà… suis pas en avance. Je sors de chez moi, croise un pote qui m’invite pour le café. Je peux pas, suis en retard. J’appelle ma mère pour lui poser une question. Elle est dans un autre café, je craque, j’appelle mon bureau : retard chez le médecin, raté mon train, aurai 5-10 min de retard, désolé. Gros mensonge, mais bon, une fois de temps en temps!
 
Le café se passe (désolé pour le pote que j’ai planté, me rattraperai une autre fois), et je descends à la gare. Même chemin que d’habitude. Quai de gare : mon intercity est en retard! Deuxième tuile, après l’invitation de mon ex. C’est un intercity de remplacement. troisième tuile, car généralement, les trains de remplacement sont pourris!
 
Quatrième tuile, un ex-amant qui débarque, collant comme le chewing gum ramolli au soleil, en été. Et bien sûr, il va à Genève. Trooooooop cool! Suis maudit ce matin? ou c’est une impression? Le train pourri en retard, et l’autre en face de moi, genre cage aux folles, j’adore! Je crois que je n’ai jamais lu aussi assidûment les quotidiens rapides.
 
Arrivés à Genève, bisous-bisous-bonne-journée-à-bientôt! Quelle plaie! Vraiment! Faut que je regarde la vérité en face : tout ce paie un jour. Et là, j’ai payé mon dette au Destin. Je prie juste pour qu’une telle journée ne se reproduise plus de si tôt Que mon ex veuille me faire à souper, soit! Mais que je doive me farcir un ex-amant, dans un train pourave, très peu pour moi, merci!
 
Je retiens la leçon : plus de café avec ma mère et de mensonges pour le bureau. Cela s’est produit une fois, pas deux. Car si une deuxième fois se présente, je sais que ça tournera au cauchemar et que la troisième fois sera terrible.
 
Un conseil : quand une journée commence mal, qu’on se lève du pied gauche ou non, on peut être sur que cela ne pourra qu’aller de mal en pis. Expérience faite!
 
Restons positif! car il faut terminer sur une note positive : il ne reste qu’un jour avant la fin de la semaine. Mon week-end n’est pas encore anéanti, enfin…. j’espère…

Chronique 22. Gorgeus boy.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 22.
 
 
 Gorgeus boy.
 
 
Toujours MSN! Encore MSN! je suis souvent connecté sur cette plate-forme pour retrouver mes amis et en ramener de nouveau. D’accord, j’ai déjà parlé de ce petit bonhomme bleu qui sautille quand vous avez un message. Une dernière fois?
 
Juste parler d’une rencontre faite il y a quelques semaines et qui aiguise mon intérêt et ma curiosité. Surtout cette dernière en fait! Via un site de rencontre, j’ai croisé un garçon, préalablement vu dans une soirée. Ni une, ni deux, j’envoie un message pour dire bonjour. La réponse ne se fait pas tarder. Quelle surprise! Il est assez beau gosse, grand, et cultivé. Une perle rare coincée dans la Toile!
 
Je ne donnerai pas son prénom, ni plus de détails, mais juste que c’est un garçon bien. Cela fait maintenant presque deux mois que nous discutons via nos ordinateurs et environ un mois que nous nous envoyons des sms. Tout se fait tranquillement, sans hâte, et sans sexe.
 
Pour une fois qu’un mec ne pense pas qu’avec son engin, ça change! Nous parlons de nos envies, de nos rêves, de nos emplois. Nous nous envoyons deux ou trois sms par semaine (surtout moi, mais il répond, alors c’est sympa!). Il me parle de son article, qu’il a terminé et de sa prochaine publication. Je lui parle de mes chroniques (dont celle-ci, qu’il m’a inspiré) et de mon histoire (celle que j’écris en ce moment, pour le plaisir).
 
C’est rigolo, car il n’a pas voulu me donner son numéro après une semaine. Il a fixé une date, et oh surprise, j’ai reçu son numéro. J’étais étonné, car je ne pensais pas qu’il le ferait. Étant un peu blonde (bein oui, ça arrive!), je me suis trompé en l’enregistrant dans mon portable, d’où ma frustration quand je lui ai envoyé le premier message et qu’il ne répondait pas. J’ai corrigé mon erreur et voilà!
 
Je sais aussi qu’un soir, il était en manque de câlins (no comment)! Il ne m’a rien proposé mais je sais qu’il a couché avec quelqu’un. Je me suis vexé. Je ne sais pas s’il l’a remarqué, et c’est peut-être mieux s’il ne l’apprend pas (quoiqu’il va finir par lire cette page et là, je serai grillé).
 
Nous avons envie de nous voir et avec nos emplois du temps, c’est un peu compliqué, mais il a proposé une date, comme pour son numéro. Alors, il ne reste plus qu’à attendre, et croiser les doigts! Je ne sais pas ce que ça donnera, car une relation comme celle-là, virtuelle, ne donne pas forcément un bon résultat dans le monde réel. Je sais aussi qu’il est sorti à une grosse soirée, et que le risque qu’il perde son célibat était grand. Dans toute sa douceur, il m’a rassuré et le lendemain, il m’a confié n’avoir donné son numéro à personne. Avec ma candeur légendaire, je le crois. Un sourire s’est dessiné sur mon visage lorsqu’il me l’a dit.
 
Je ne sais pas comment je vais réagir quand nous serons face-à-face, pour la première fois! Moi avec mes poignées d’amour et lui ses abdos. Moi et ma fourrure et lui son torse glabre. Lui et sa chevelure et moi mes cheveux courts et éparses. Ses 33 ans, mes 26 ans. Je croise les doigts et crois au destin.
 
Peut-être devrais-je juste ne pas y penser et juste laisser faire. Ce n’est pas parce que nous nous entendons bien sur la Toile, que ce sera la même chose dans la vie réelle. C’est ça le piège du virtuel! Le feeling passe bien grâce à l’aide du petit bonhomme bleu, mais passera-t-il toujours, ce feeling, entre deux bonshommes roses? Tel est la question, dont seul le Destin connaît la réponse…

Chronique 21. Chips & Co.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 21.
 
 
Chips & Co.
 
 
L’une de mes premières chroniques parlait de chiens et de leur maîtresses, au petit soin! En ce temps là, j’étais chômeur et maintenant, je n’ai plus le loisir d’observer ces vieilles dames et leurs roquets.
 
Mon analyse sociale (et futile) a donc changé de cible et de lieu d’étude. Je peux me livrer à mes digressions dans le train, entre Genève et Lausanne ou l’inverse, toujours armé de mon petit G3.
 
Comme chaque matin, pour aller travailler, je prends mon intercity, qui entre nous soit dit, n’est pas forcément toujours ponctuel… Bref! Je m’installe, mange mon croissant, lis mon quotidien rapide, allume mon ordi.
 
Certes, je mets quelques miettes par terre (oups… désolé…), mais j’utilise ma serviette pour mes petits doigts gras (à cause du croissant), et enlever les miettes aux coins de ma bouche.
 
S’installe un grand gaillard sur la série de sièges à côté. Jusque là, pas de soucis. Je reconnais un bruissement métallisé et un “scruntch scruntch” familier : DES CHIPS! D’accord, c’est 10h30, le temps de la viennoiserie est un peu limite et pour les chips, je trouve un peu tôt. Chacun fait comme il veut, après tout.
 
Que l’on mange près de moi ne me gène pas. Le froissement du paquet non plus. Ce qui me fait tilt, c’est un autre bruit: “slurp slurp” ou quelque chose d’approchant!
 
Le monsieur se suce les doigts, après avoir terminé son paquet. Ça, ça me fait tilt! Les serviettes? connaît pas? Ha si, il connaît! SON PANTALON synthétique, genre K-way. Trop cool pour s’essuyer les mains. C’est élégant!
 
Il a au moins la politesse d’enlever ses chaussures pour poser ses pieds sur la banquette. Après, qu’il se vautre sur la banquette, c’est un autre problème, mais tous le monde a dormi dans un train, alors voilà.
 
Cela ne me viendrait pas à l’idée de m’essuyer les doigts sur la nappe d’un restaurant ou lorsque je suis invité chez quelqu’un. Un minimum de savoir vivre, à la maison ou dans un train! J’admets que j’aime bien observé les gens ainsi que leur comportement hors de leur microcosme intime. Et ceci est un flagrant exemple d’observation!
 
Je ne dis pas être parfait en toute occasion, mais j’essaie de faire de mon mieux, surtout lorsque je me trouve dans un lieu publique. Je pense que je passe pour un fou furieux maniéré, et je tiens à rassurer celui ou celle qui lira ces lignes, ce n’est pas la cas!
 
Au final, mon train arrive en gare de Genève, et le grand gaillard s’adresse à moi. Il me demande l’heure. Je remarque dans son regard qu’une ou deux ampoules sont éteintes. Pas de sa faute, me dis-je. Et quand il chantonne sans musique aussi. Oui, ça, ce n’est pas un critère, car cela m’arrive aussi de chanter ou de penser à basse voix.
 
Il y a des ampoules en moins chez moi? ou ai-je trop de choses en tête, en même temps et que ça sort, sans que je m’en rende compte? Va falloir que je mène l’enquête auprès des gens que je connais pour en avoir le cœur net, sinon le doute s’insinuera vicieusement en moi, et je ne m’en débarrasserai que difficilement!

Chronique 20. Soirée dvd.

août 17, 2008 - Leave a Response


Chronique 20.
 
 
Soirée dvd.
 
 
Eh voilà! Me suis laissé piéger à nouveau… Dans ma quête éperdue de mon “+1”, j’ai rencontré un gentil garçon l’autre soir. Bien que d’humeur un peu coquine et sachant très bien qu’une soirée dvd fini immanquablement tout nu, j’ai quand même tenté le coup!
 
Après des centaines de sms, fallait bien rencontré ce grand gaillard de trente-cinq ans. Alors en route pour prendre le film de la soirée et le vin et advienne que pourra!
 
J’arrive chez lui, on s’installe, le lecteur dvd ne lit pas le disque, qu’importe! Il y a l’ordinateur. Donc, séance tranquille sur le canapé, à regarder l’écran. Petits câlins au chat, gorgée de vin et cigarettes, la séance se déroule calmement. C’est plutôt sympa. On ne s’est pas sauté dessus après deux minutes!
 
Le film se termine. Petite conversation : “tu aimes quoi? tes hobbies? tu conduis?” et autre “c’est quoi ton job?” se jalonnent. On y répond sans mettre les pieds dans le plats! Parmi ces réponses à lui, certaines choses me font tiquer, d’autres m’intéresse.
 
Toujours pas de flirt en vue. La soirée a commencé à 21h, il est presque minuit. Nous sommes sages. Quel changement! Il est timide, ça explique pourquoi nous sommes chacun à une extrémité du canapé.
 
Je ne sais plus comment la conversation en est arrivée à dévier sur le fait qu’il n’y avait pas eu de câlins ou de petits bisous.  Je le prends au mot et lui suggère de ne pas se gêner. Les choses prennent une tournure connue. Lèvres sur lèvres, corps contre corps, main dans la main et pantalon par terre.
 
Je vais vous passer les détails, vous savez tous comment cela fonctionne. Tous nu (et pas tout bronzé), nous nous amusons et terminons la partie cinq heures plus tard. Oui oui! Je suis parti de chez Monsieur à 6 heures du matin.
 
En partant, je me suis quand même demandé si cela en valait la peine, car j’étais venu dans l’idée d’un plan love, pas d’un plan Q. J’avais certes un plan B, au cas ou le love ne fonctionnait pas. Il y a un deuxième “+1” en réserve, ce qui assure une chute en douceur!
 
Reste que, pendant cette semaine placée sous le signe des sms, je me suis imaginé certaines choses. Voilà encore une réalité qui part en lambeau, car je n’ai pas ressenti cette petite étincelle, qui embrase l’âme et le corps lorsqu’on rencontre quelqu’un. Pas de papillons dans l’estomac non plus. Juste un sentiment étrange. Sentiment de l’avoir trompé. Sentiment d’avoir manqué quelque chose. Mon cerveau bug un peu et la réflexion suivante arrive : suis encore capable de tomber amoureux? suis-je fait pour autre chose qu’un plan Q, sans plan B derrière?
 
Je me suis posé cette question, encore et encore. La pluie de sms a cessé et un ciel gris et opaque s’est installé. Pas d’orage en vue mais un bon brouillard, épais comme une purée de petits pois.
 
Me suis-je trop protégé après mes échecs sentimentaux? Mon cœur fonctionne-t-il correctement? Serais-je capable d’ouvrir mon cœur à nouveau?
 

Vivement que le soleil revienne pour dissiper ce brouillard, car là, ras le dos de naviguer en eaux troubles, avec un vision si limitée.

Chronique 19. Fenêtre sur cour.

juillet 16, 2008 - Leave a Response


Chronique 19.
 
 
Fenêtre sur cour.
 
 
Certaines personnes le savent, j’ai déménagé. Je suis maintenant au centre-ville et c’est juste génial! Je suis en retrait d’une rue commerçante, donc le bruit n’atteint pas mon “chez-moi”. Par contre, je donne sur une sorte de cour intérieure, formée par les immeubles du quartier.
 
Je suis au rez-de-chaussée et j’ai donc une vue panoramique sur mes voisins. Cette situation me donne l’impression de pouvoir recréer et rejouer un célèbre film d’Hitchcock, qui donne son titre à la chronique du moment.
 
En effet, je peux voir ce qu’il se passe sur la terrasse du café adjacent à mon salon, mais aussi, ce qu’il se passe dans les appartements de l’immeuble en face. Pour mes voisins de droite, je ne vois pas grand chose, mais j’entends. Et croyez-moi, les orgasmes de la voisine sont intenses. Un vrai film porno! Est-ce qu’elle simule ou la personne qui la fait grimper au septième ciel est vraiment doué?
 
L’immeuble en vis-à-vis du mien fait travailler mon imagination! Il est difficile de me rendre compte de la disposition des appartements et de la cage d’escalier. Un des voisin fume sa cigarette agenouillé sur le rebord d’une petite fenêtre, me rappelant une cage d’escalier. Si j’y pense, qui fumerait dans un tel endroit?
 
Son voisin du dessous m’a gardé réveillé un petit moment, car son plafonnier n’est pas économique et tapait dans mon œil gauche l’autre nuit. J’ai regardé et je l’ai vu se balader à torse nu, rangeant des vêtements. Était-il seulement torse nu? Impossible de le savoir, la fenêtre ne me laissait pas le découvrir.
 
Le dernier voisin qui m’intrigue est celui du dernier étage, au-dessus de Monsieur Torse-Nu. Un dimanche, après une soirée bien arrosée, je me suis levé vers 13 heure. J’ai vu que ça bougeait à son niveau, alors j’ai braqué mes yeux dans sa direction. Grande surprise que de le découvrir nu comme un vers et, malgré les plantes vertes, j’avais une vue complète sur son anatomie. Rien à dire!
 
Mes deux exhibitionnistes ont tous les deux une femme dans leur vie, car elles ne sont jamais bien loin. Quelle dommage d’ailleurs! La vie est drôle mais parfois injuste. A part ça, ces lucarnes ouvertes sur la vie de ces anonymes peuvent laisser un esprit vagabonder. Qui n’a jamais songé à quoi ressemblait la vie de ses voisins?
 
Par petites bribes, je me familiarise avec eux. De loin pas au courant de leurs activités hors logement, c’est drôle d’essayer de créer des scenarii. Que font-ils? Qui sont-ils? Un vrai scénario de cinéma à écrire, comme le film d’Hitchcock. Quand le personnage principal, cloué sur un fauteuil, observe l’immeuble d’en face et soupçonne un meurtre. Aidé par son amie, la sublime Grace Kelly, ils vont reconstruire un puzzle que j’aurais bien du mal à reconstituer, vu que je ne suis pas en fauteuil roulant et que Grace Kelly n’est plus.
 
Ayant une imagination fertile, j’essaie de voir plus loin que ces fenêtres. J’essaie de pénétrer ces lieux, d’imaginer ce qu’il peut bien se passer, là, en face. C’est Big Brother en live, frustrant car il n’y a pas de résumé quotidien. Il faut sans cesse renouveler les histoires, comme dans chacune de nos propres vies.
 

Et si ces personnes faisaient de même avec moi?

Chronique 18. Nouveau goût.

juillet 16, 2008 - Leave a Response


Chronique 18.
 
 
Nouveau goût.
 
 
On se croirait chez Nestlé. Un nouveau parfum vient de sortir. Après banane, fraise, chocolat, voici parfum “tabac”.
 
De quoi je parle? Pas d’une nouvelle glace, ni d’une nouvelle boisson. Je m’intéresse à la nouvelle idée du moment qui fera varier les plaisirs… de la chaire. Je parle de la dernière capote qui va sortir en Inde.
 
Brillantissime idée que de parfumer ces bouts de latex au tabac, pour augmenter leur attrait auprès des belles de nuit du pays des Mille et une nuits. Et essayer de ralentir le taux d’augmentation du sida dans cette partie du globe.
 
Cette idée, au demeurant intéressante, est à considérer sérieusement. Au moment où la lutte contre le tabagisme fait rage, c’est un palliatif à étudier. Bien que cette nouveauté soit surtout liée au fait que, en Inde, les prostituées se protègent moins et que les goûts proposés ne les motivent pas vraiment, les chercheurs ont donc développés le préservatif au tabac pour rappeler le vrai tabac qu’elles chiquent.
 
Pour une fois qu’on pense à l’utilité plutôt qu’à la futilité, je tire mon chapeau. En y pensant, ce latex aromatisé à la fraise, au chocolat, à la banane n’est créé que pour le plaisir de la diversité. Alors que celui au tabac allie savamment l’utile à l’agréable.
 
Personnellement, faire une fellation avec du plastique entre deux ne me branche pas particulièrement, même fleurant bon la vanille des îles ou à la noix de macadamia. Par contre, tant que ça peut contribuer à enrayer un fléau mondial, vous pouvez l’imprégner à n’importe quoi, je serai toujours partant.
 
Dans ce cas là, pourquoi ne pas essayer à la menthe, pour avoir l’haleine fraîche, voire la menthe poivrée, plus forte en goût, pour un sentiment de fraîcheur intense, et pas que dans la bouche…
 
Nous pouvons imaginer aussi des arômes saisonniers, genre basilic et huile d’olive pour le côté sud ou encore saumon fumé, pour les plaisirs de la mer. En hiver, je proposerais “saveur orange-cannelle” pour un avant-goût du sapin et de ses belles pives. Pour Noël, j’opterai pour “bûche de Noël pralinée”, histoire de s’en mettre partout et de ne pas prendre un gramme. Toujours l’utile à l’agréable, s’en payer une bonne tranche, sans culpabiliser.
 
La liste est longue, les créations possibles à l’infini. On peut imaginer des délices jet set à la Paris Hilton. Genre caviar et champagne! Pour une fois qu’on voudrait avaler, autant que ce soit avec classe. Et tant qu’à avoir un goût de poisson dans la bouche, autant le faire avec classe et élégance.
 
Sérieusement, je rigole sur les possibilités, mais l’idée de la capote au tabac est quand même grandiose. Un petit pas dans la lutte contre le sida, avec un peu d’humour, cela ne peut pas faire de mal. A la seule condition de livrer un mode d’emploi avec ce nouveau gadget! Pourquoi? Si les péripatéticiennes indiennes ont l’habitude de mastiquer le tabac, imaginez que l’envie leur prenne de faire la même chose quand elles sont au travail! Hein!?
 

Vous vous imaginez en tabatière géante? Moi pas, je tiens trop à ma bûche de Noël (toute proportion gardée) pour me retrouver rongé par des dents.