Chronique 29.
Besoins.
Un samedi de février bien rempli. Voilà comment je définirais cette journée ensoleillée d’hiver. J’ai commencé par faire mon ménage, telle une vraie fée du logis, briquant et astiquant tout sur mon passage. C’est fou comme la poussière se dépose partout! J’ai poursuivi par un café avec ma mère, car une journée sans caféine n’est jamais une bonne journée! J’ai terminé par le traditionnel ravitaillement en victuailles pour la semaine. Voilà pour les besoins quotidiens!
En début d’après-midi, un autre café, avec des amis, dans le nouveau temple du breuvage sacré. C’est l’endroit du moment! Bref, sirotage de ma boisson, bavardage et commérage vont bon train. Agréable moment partagé en agréable compagnie. Des rires, des souvenirs et surtout de la bonne humeur! Je croise un pote et lui donne un hypothétique rendez-vous dans un autre lieu branché plus tard dans la journée.
Arrive l’heure du coiffeur! Je cours car je suis en retard comme d’habitude! Cela fait du bien de retrouver une tête normale et non hirsute! Ce n’est pas comme si j’avais une chevelure de dieu grec ni de héros mythologique, bien au contraire! Tout de même, je suis satisfait d’être plus léger du crâne.
Passage à la case maison, puis en route pour un café avec un magazine, car je déteste me retrouver seul dans un lieu publique et passer mon temps à regarder passer les gens. Muni de mon téléphone portable, j’envoie quelques textos. J’ai rendez-vous avec un charmant jeune homme, dans un café non loin de là. Je termine mon Perrier-citron et pars le retrouver.
Quelle n’est pas ma surprise de réaliser que je n’aurais pas droit à un tête-à-tête mais à une assemblée. En effet, je suis entouré par sept autres garçons. Nous sommes donc neuf autour de cette minuscule table. Comme je ne suis jamais très expansif lorsque je rencontre des gens pour la première fois, je me fais petit en prenant place sur le canapé, tout serré à côté de ce qui aurait dû être mon tête-à-tête.
Je suis donc cerné par des trentenaires plus que mignon et, au comble de ma surprise, tous célibataires. Suis-je au Paradis? Ou au milieu d’un début d’orgie? Peu importe, je vis le moment présent comme un moment de découverte et d’ouverture aux autres. C’est mon objectif 2008! Connaître du monde et agrandir ma vie sociale, un peu trop virtuelle ces derniers temps.
Ces garçons se connaissent depuis un moment et je subodore que certains ont déjà été amants. Le plus drôle dans ce méli-mélo de bras et de mains qui se caressent, c’est leur apparente tendresse envers les uns et les autres. Nous nous en amusant car si les autres clients nous regardaient, ils seraient probablement surpris de voir tous ces hommes si proches et tactiles.
Je me gène un peu. Mais la conversation me fait comprendre que, peu importe l’âge, nous cherchons tous la même chose. Nous recherchons de la tendresse et de la chaleur humaine avant le rapport sexuel. C’est une nouvelle forme de “Sex and the City”, version masculine. Cela me réconforte dans mes attentes et me dit que je ne suis pas le seul à chercher un copain, plutôt qu’un simple coup de queue, pardon pour la vulgarité.
Je ne suis donc pas une espèce en voie de disparition et constate qu’il y en a d’autres comme moi, avec les mêmes envies, les mêmes besoins. Pourquoi attendre le prince charmant à côté de la boule à facette, alors qu’il se cache au café du coin avec ses potes, à refaire le monde, attendant que le soleil pailleté se couche, et que je vienne vers lui.
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on août 17, 2008 at 6:45 and is filed under Regard d'autrui and Relations humaines!.
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qui? Où? comment? quand? bordel man, faut qu’on se fasse des updates et que je déscende de cloud n.9