Chronique 25. Rencard or not rencard.


Chronique 25.
 
 
Rencard or not rencard.
 
 
Voilà! encore une expérience faite! Une rencontre virtuelle qui devient réelle. Un amitié naissante et des rapports de toutes sortes!
 
Si j’étais plus clair, cela aiderait peut-être! J’ai rencontré quelqu’un. Ce qui, en soit, n’est pas un exploit. Nous avons couché ensemble, ce qui n’est pas une nouvelle surprenante. Nous sommes des adultes consentants après tout! Je ne fais pas partie des marie-couche-toi-là non plus. Faut pas se méprendre. Je recherche avant tout une vraie relation et, même si cette histoire passe par un lit (ou un canapé), ce n’est pas l afin du monde.
 
Or, c’est la fin du monde cette fois. Pourquoi? parce que cette personne m’apparaissait sous les meilleures hospices. Bien que je refusais de m’en dire amoureux, ne pas avoir de ses nouvelles m’agaçait un peu. C’est une personne extrêmement tendre, sensible et sans doute marquée par la vie.
 
Nous avons donc fricoté une fois, puis une deuxième et finalement une troisième fois. C’est cette dernière fois qui pose problème. Pourquoi? parce que cette fois-là, pas moyen qu’il ait une érection et que nous puissions dès lors jouer à autre chose que touche-pipi. Seconde chose : marre de ne rencontrer que des mecs montés comme des taureaux. Je veux bien que, même avec force lubrifiant (toutes marques confondues), nous ayons des problèmes, mais dans ce cas, même la capote était trop petite. Je lui conseille doucement et gentiment de prendre des capotes XL. La réponse me cloue sur le matelas. C’est déjà le cas! blonde comme je suis, je me la joue Saint-Thomas et je regarde la boîte. Stupeur! C’est pas la taille XL, mais XXL. Et il n’arrive pas à les enfiler.
 
Je ne suis pas l’aéroport Charles De Gaulle. Ma piste d’atterrissage est restreinte. Avec toute la volonté du  monde, l’airbus A380 ne passe pas. PAS POSSIBLE! J’en entends certain dire qu’il y a des moyens, et que lorsqu’on veut, on peut. Bein non! Même en voulant, ça passe pas. J’avais peine à le voir, mou comme un marshmallow, faisant sont possible. Ce rapport n’est pas un passage fondamental pour moi, mais il contribue à la séance de sport en chambre. Et à l’ébauche d’une relation par la même occasion.
 
Pourtant, les deux premières fois, ça s’est passé merveilleusement bien. Cette fois, je ne sais pas. peut-être n’étais-je pas à 100% réceptif aux câlins ou alors, que mon cœur espérait plus que mon corps. Je ne sais pas. Je reste dubitatif. C’est la première fois que l’un de mes partenaires n’arrive pas à hisser son pavillon. Je peux donc me mettre aussi à la place des nombreuses femmes à qui cela est arrivé. Il est vrai qu’en on parle moins dans le milieu gay. que ce passe-t-il si les deux partenaires sont en panne? ils matent un dvd? lisent le journal? prennent du viagra?
 
Une panne peut-elle être pardonnable au début d’une relation? Je pense que oui, car ce n’est pas une performance qui détermine la qualité d’une personne. Cependant, mon ego en a pris un sérieux coup, malgré le fait que l’airbus A380 ne rentrait absolument pas sur mon tarmac.
 

J’avais espéré que cette relation fonctionnerait, tant sur un plan relationnel que physique, même si je l’ai refusé au départ. Que faire maintenant? bluffer, comme au poker? et donner une seconde chance? Est-ce qu’une relation peut survire à un obstacle sexuel? Prochain rencard, là sera la réponse

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