Chronique 24.
Navrant.
Dans la catégorie “grands exploits”, je viens d’en rajouter un à ma liste. Parfois roi de la gaffe, je m’étonne de réussir des petits mensonges sans conséquences. Ce qui m’amène à écrire cette chronique est une gaffe ou quelque chose d’approchant.
J’avais parlé, dans une chronique précédente, d’un garçon rencontré sur le web, avec qui je discute depuis un certain moment. Celui qui avait fixé une date pour me donner son numéro. Qu’est ce qu’il me trotte dans la tête celui-là!
Tout commence un vendredi soir. Pas grand chose à la télévision, et en plus, comme j’avais fait des heures supplémentaires au bureau, j’étais arrivé assez tard à la maison. Le temps d’avaler un truc, zapper un moment et me changer, je me suis connecté et j’ai croisé ce potentiel “+1” sur msn (oui, encore msn…).
On discute, on papote, on rigole et il me propose un café le lendemain. Panique à bord! Le virtuel est à deux doigts de devenir réel! A ce moment-là, je ne me doutais pas encore que le Destin allait me jouer un tour. Je veux bien boire un café, mais le samedi, c’est généralement bien chargé : courses au marché (vu que j’habite en plein cœur du marché), petit café et lecture du quotidien orange (histoire d’avoir ma dose de caféine et des nouvelles pour la journée), courses chez le géant orange (faut bien manger la semaine, non?) et ensuite un coup d’aspirateur et de ménage (parce que ma femme de ménage est en vacances! non, je plaisante!), et pour terminer, réunion avec les amis pour un café communautaire et se raconter notre semaine, dans le resto d’un ami.
Donc pour le café avec le lulu, c’est un peu compromis, mais je lui propose de me faire la surprise de me rejoindre au resto de mon pote. Réponse : “je veux une vraie invitation, pas un truc vague”. Ce sur quoi je lui demande s’il désire un carton d’invitation pour un café. On rigole et finalement, pas d’invitation. Le dimanche, Lulu est à Olten. Nous allons nous coucher et si j’ai le temps, je lui enverrai un sms dans la journée.
Je me lève et je me bouscule, j’ai de la peine à me réveiller. En route pour le marché, le café, le journal. Je rentre, mange ma barquette de fraises, zappe de chaînes en chaînes. Je repart boire un café, appelle les filles : toutes occupées. Sur les coups de 14h30, en route pour les courses de la semaine, où vous savez.
Arrivé aux surgelés, un choc! Qui à les mains dans le bac de poisson? Lulu! Destin, tu es taquin avec moi! Je vérifie que c’est bien lui. Pas de doute! Je fais mes courses, il n’est plus là. Je cherche, mais en vain. Mon portable sonne, je décroche. Une amie! Et là, Lulu encore. Il va payer ses courses à l’étage. Ni une ni deux, coup de fil terminé, départ pour payer mon panier de la semaine. Je me mets dans la même, car c’est aussi celle qui va le plus vite et il n’y a jamais de monde. Un couple entre lui et moi. Je le regarde, le détaille. Il a une chemise rouge, ouverte. Son torse est aussi sympa en vrai qu’en pixel, et il a un beau sourire.
On se trouve à trois centimètres l’un de l’autre, en rangeant nos courses. Mon cœur frôle l’attaque cardiaque, le feu aux joues. Rien. Pétrifié. Muet. Il ne dit rien non plus. Il ne bouge pas. Nous nous éloignons. Je rentre chez moi. Giflez moi! Quelle … pomme je suis! Je m’en veux. J’aurais de quoi me flageller, je le ferais. Je me taperais bien la tête contre le mur. En plus, ils sont bien dur mes murs. Navrant et pathétique, je me trouve. Je décide de lui envoyer un sms pour faire un mea culpa.
Réponse : “j’attendais que tu fasses quelque chose! la prochaine fois!” Navrant… je suis navrant. Un petit coup de fouet, s’il vous plaît?!
This entry was posted
on août 17, 2008 at 6:37 and is filed under Relations humaines!.
You can feed this entry.
You can leave a response, or trackback from your own site.
There are no comments on this post