Chronique 23.
Tuiles en série.
Décidément, quand un truc va de travers, tout suit le même chemin. C’est loi fondamentale : jamais deux sans trois! Dans mon cas, ça fonctionne à coups sûr!
Cela commence hier soir (peu importe le soir et la date!). Sur MSN (oui, encore… mea culpa), mon ex se connecte. J’opte pour la technique du poisson mort, c’est à dire que je fais rien, ne dis rien. Le poisson mort quoi! Bref, au bout d’une demie heure : BING! un message. Comme je suis bien élevé, je réponds, sans grande conviction. De banalités en banalités, nous en arrivons à une invitation à dîner. Il cuisine pour moi un soir (bein voyons), café à l’italienne (j’attends de voir) et voilà!
Il n’a pas le moral. Il s’est fait largué, a remis son appart pour fin septembre, navigue entre l’hôtel et “maman”. A bientôt quarante ans, je m’inquiète pour lui. Je lui remonte le moral, mais comme je connais l’énergumène, je me doute aussi que cela ne sert à pas grand chose et qu’il se complaît dans son malheur.
Bon, rien à faire, il déprime, me dit qu’il pleure devant son écran. Comme je connais ce scénario!!!! A la fin, salut-bonne-nuit-suis-fatigué-et-triste. Ça me travaille quand même. Je fais pareil! brossage de dents et au lit.
Lendemain matin : grande motivation pour aller au travail. Clope, jus de fruit, rasage, douche, habillement. Oulà… suis pas en avance. Je sors de chez moi, croise un pote qui m’invite pour le café. Je peux pas, suis en retard. J’appelle ma mère pour lui poser une question. Elle est dans un autre café, je craque, j’appelle mon bureau : retard chez le médecin, raté mon train, aurai 5-10 min de retard, désolé. Gros mensonge, mais bon, une fois de temps en temps!
Le café se passe (désolé pour le pote que j’ai planté, me rattraperai une autre fois), et je descends à la gare. Même chemin que d’habitude. Quai de gare : mon intercity est en retard! Deuxième tuile, après l’invitation de mon ex. C’est un intercity de remplacement. troisième tuile, car généralement, les trains de remplacement sont pourris!
Quatrième tuile, un ex-amant qui débarque, collant comme le chewing gum ramolli au soleil, en été. Et bien sûr, il va à Genève. Trooooooop cool! Suis maudit ce matin? ou c’est une impression? Le train pourri en retard, et l’autre en face de moi, genre cage aux folles, j’adore! Je crois que je n’ai jamais lu aussi assidûment les quotidiens rapides.
Arrivés à Genève, bisous-bisous-bonne-journée-à-bientôt! Quelle plaie! Vraiment! Faut que je regarde la vérité en face : tout ce paie un jour. Et là, j’ai payé mon dette au Destin. Je prie juste pour qu’une telle journée ne se reproduise plus de si tôt Que mon ex veuille me faire à souper, soit! Mais que je doive me farcir un ex-amant, dans un train pourave, très peu pour moi, merci!
Je retiens la leçon : plus de café avec ma mère et de mensonges pour le bureau. Cela s’est produit une fois, pas deux. Car si une deuxième fois se présente, je sais que ça tournera au cauchemar et que la troisième fois sera terrible.
Un conseil : quand une journée commence mal, qu’on se lève du pied gauche ou non, on peut être sur que cela ne pourra qu’aller de mal en pis. Expérience faite!
Restons positif! car il faut terminer sur une note positive : il ne reste qu’un jour avant la fin de la semaine. Mon week-end n’est pas encore anéanti, enfin…. j’espère…
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on août 17, 2008 at 6:35 and is filed under N'importe quoi!!!!!!!.
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