Chronique 1. Le chômage, un mal nécessaire?


Chronique 1.
 
Le chômage, un mal nécessaire?
 
A toutes celles et ceux qui connaissent cet état de fait, vous me comprendrez aisément! Enfin peut-être…
 
Cela fait quelques semaines que je me retrouve sans emploi, et c’est une galère assez conséquente, je dois l’avouer! Outre le fait que la fin du mois est parfois laborieuse, monétairement parlant, les factures s’amoncellent de façon redoutable. Même si c’est un impératif de les payer, vu le salaire misérable que je récolte, c’est parfois sportif d’arriver au trente du mois!
 
J’ai bien sûr un avantage certain: j’ai vingt-quatre ans (ce n’est pas ça l’avantage, croyez moi!), mais j’ai l’avantage de vivre encore sous le toit parental et donc, des factures moins nombreuses que si je volais de mes propres ailes. Je n’ai pas de redevance pour la télé, ni de facture de téléphone fixe, mon portable compensant la chose très bien, pas de loyer, pas de courses à faire et j’en passe.
 
Cependant, à ceux qui me disent que vingt-quatre heures ne leur suffisent pas pour effectuer leur job et les tâches inhérentes à la vie en générale, je leur réponds que moi, perso, c’est plus que suffisant, voire même trop, pour ce que j’ai à faire… Je ne dis pas que ma vie est un désert, aussi vaste que l’est le Sahara, mais disons que ce n’est pas bien folichon non plus.
 
Et à ceux qui rêvent d’être à ma place, car leur emploi les fatigue, pas assez de temps pour eux ainsi que d’autres arguments peu valable, je leur conseille de réfléchir à deux fois avant de quitter leur poste.
 
La vie d’un chômeur n’a rien d’une sinécure! Entre les recherches à faire impérativement, sous peine de voir son maigre gagne-pain pénalisé violemment, les lenteurs d’une administration pas toujours très compréhensive, ni très futée (je ne vise personne en particulier, mais mon entourage sait à qui je fais référence…), c’est pas le jardin d’Eden quotidien!
 
Je pense que la prochaine personne que je croise qui me dit que j’ai tout mon temps ou que “je n’ai que ça à faire”, je lui tords le cou. Sérieusement, vous pensez que c’est agréable de s’entendre dire cela régulièrement? Déjà que je ne conçois pas ma vie sans travailler, imaginez ce que je supporte lorsqu’on me le rappelle chaque semaine!
 
Ou alors, le pire, c’est cet air désolé et navré qui se lit à chaque fois sur le visage de mes interlocuteurs lorsque nous abordons le sujet “Travail”. Quant bien même je me prostituerai que ce regard sera moins pitoyable. Je n’en suis pas encore là, merci! Mais néanmoins…
 
Que c’est pénible de devoir compter ses sous au centime près, même si je ne suis pas le seul dans cette position et que je n’ai de loin pas la plus terrible situation. J’ai un toit, de quoi manger et m’habiller. De quoi ai-je le droit de me plaindre? Je me plains car je VEUX travailler, ça me manque et que ces regards navrants me sortent par les yeux!
 
Comment communiquer ma motivation, mon envie à d’éventuels employeurs? Comment ne plus lire dans ces yeux cette pitié? Comment sortir de cette impasse?
 

EN TRAVAILLANT!!! Tout simplement!

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