Chronique 36

avril 18, 2009 - Laissez un Message

Chronique 36.

Au détour d’une exposition.

Cette fois-ci, un feuillet particulier. Bien que chacune de ces modestes chroniques ne se ressemblent guère, il est bon parfois de faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire.

J’avais déjà fait une page pour un ami qui partait à l’autre bout de la planète pour son travail. Aujourd’hui, c’est pour un voisin de quartier.

Comme à mon habitude, je vaque à ma recherche de mon « +1″ sur internet. Comme à mon habitude, il n’y a pas grand chose de consistant. Comme à mon habitude, j’attire le troisième âge ou les enragés du boxer. Je ne vais pas faire ma vierge effarouchée quant à la seconde catégorie car j’ai toujours appris à goûter de tout. Pour le troisième âge, désolé d’en vexer certains, mais ça ne me branche pas du tout. Je m’arrête aux quadras. Là n’est pas le propos du jour. Ma vie sentimentale houleuse a déjà l’objet de précédentes chroniques alors on passe à autre chose.

Donc, j’en reviens au sujet du jour. Il y avait une exposition que je voulais voir mais pour laquelle je n’ai jamais réussi à trouver du temps. Je m’étais fixé une date buttoir, qui coïncidait avec le dernier jour de mes vacances. J’étais bien motivé à y aller seul, cependant c’était sans compter ce coquin de Hasard, qui fait finalement bien les choses.

Le Hasard m’a fait croiser la route cybernétique d’un homme qui a un chemin qui me plaît. Loin d’être bête, intéressant, cultivé, sympathique et artiste. Il est photographe. Après de longues conversations électroniques,
l’heure est venue de passer au monde réel. Une ampoule s’allume dans ma petite tête et voilà que je lui propose de venir voir l’exposition en question, des photographies de Los Angeles sur près d’un siècle. Il accepte.
Bien que nerveux, je me dis que rien ne vaut la vraie vie, comparée aux pixels de mon ordinateur. Et puis, ça me fait plaisir et ça me changera. Pour une fois que ce n’est pas dans l’optique d’un plan, mais d’une relation
amicale, cela peut être enrichissant.

Rendez-vous pris, jour J. Je descends au musée et comme je suis en avance, c’est merveilleux, je décide de prendre un peu le soleil, assis sur un des bancs du parc. Je laisse mon visage se faire lécher par les rayons de mon astre ( je suis du signe du Lion, pour ceux qui me prendrais pour un illuminé). Cette dernière journée de vacances s’annonce sous les meilleurs auspices. Vient l’heure H. Je le vois avec son gros appareil photo autour du coup et son sourire. Et nous entrons.

Après une heure à déambuler dans les couloirs et les étages, nous ressortons et allons prendre le métro. Tout en marchant, nous discutons. Comme à mon habitude, je ne me livre guère la première fois mais c’est une sensation agréable que de passer un moment avec lui. Tout à l’air si facile, si normal. Comme si nous nous connaissions déjà. Il a un shooting prévu un peu plus tard et nous prenons le temps de boire quelque chose. Nous continuons à discuter, il me montre ses photos. Le temps passe vite. Il me parle de ses projets, je lui parle peinture.

Nous nous quittons sur la promesse de nous revoir pour boire un verre, discuter. Aucune ambiguïté à ce nouveau rendez-vous. De l’amitié, c’est tout. Nous nous quittons devant chez moi et j’ai le sourire. Je suis
content. Lui aussi apparemment. Je n’espère rien de plus qu’une nouvelle amitié, commencée sur des bases saines. Je me réjouis de le voir à nouveau et partager d’autres choses.

Si tu lis ces quelques lignes, merci pour cet après-midi. A bientôt je l’espère!

Chronique 35

avril 18, 2009 - Laissez un Message

Chronique 35.

Délices carnés.

Pour cette nouvelle page, j’ai choisi un sujet léger. Parce que je suis d’humeur légère ces jours. Il fait beau, le printemps est là, les arbres sont en fleur et la sève monte tant chez les végétaux que chez les animaux.

En parlant de sève animale, celles des humains monte en flèche aussi. Apparemment, il y a un lien étroit entre les saisons, la nature et les humains. Bien des études disent que l’homme est devenu moins sensible au temps, même si la lumière influence le comportement de mes semblables. Lorsqu’il fait froid et gris, nous sommes moins enclin à sourire. Lorsqu’il fait chaud et ensoleillé, nous devenons plus entreprenant et heureux.

Depuis quelques temps, le printemps est enfin arrivé après un interminable hiver et nos sens se sont réveillés. Nous avons de sortir, rencontrer du monde, profiter de chaque instant. Et c’est justement en profitant de ces
instants, qu’on rencontre des gens étonnants. Mon chemin a croisé celui d’un homme qui vient de loin, avec un accent rempli de soleil. Nous avons finalement concrétisé un soir de printemps, après de longues palabres
informatisées. 

Nous nous sommes vus chez lui, et les choses sont allées vite. Un regard, une main, une caresse. Des langues qui se croisent, les pantalons qui tombent, des mains curieuses. De minute en minute, l’ambiance se réchauffe,
la température monte. Ce n’est plus le printemps, c’est l’été. La chaleur monte et ce n’est pas la seule chose à monter.

Sans dessus dessous, nous nous mélangeons. Nous imprégnons le canapé de nos mouvements, de notre sueur. C’est la fournaise estivale. Devant, derrière, dessus, dessous, de côté, dans tous les sens. Ca continue, ça ne s’arrête pas. Des coups, encore des coups de reins, sans cesse.

Sans cesse que cela en devient douloureux. Il en redemande, encore et encore. Un vrai lapin en manque, sa virilité en pleine action, vigoureuse comme un chêne. Comme un paysan qui laboure son champs de toutes ses forces, pour y planter les graines de l’avenir.

Le temps est venu de faire une pause dans les champs labourés et d’arroser la terre. Le liquide fertilisant la terre toute retournée inonde les alentours. Le repos du guerrier, enfin. Les tensions se relâchent, les corps se délient. 

L’automne est là. La chaleur s’en va, la sueur s’estompe. Il est temps de s’en aller. Il me propose une douche, que j’accepte. Les muscles tendus, je me hisse dans la baignoire. L’heure qui vient de s’écouler m’a parue
interminable. Bien que nous ayons conjointement trouvés notre plaisir, je reste un peu sur ma fin. Non pas que cela n’a pas été bon, mais que je n’aime pas être labouré à ce point.

Alors que le printemps est enfin arrivé, je profite de la vie, comme elle vient. Avant aussi d’ailleurs et j’ai croisé la saison dernière, en plein hiver, un amant capable de faire aussi bien que celui-là, capable de faire fondre un iceberg, dans la douceur la plus agréable, aussi attentif à son plaisir qu’au mien. Voilà ce qu’il faut. Malgré la grisaille hivernale, malgré le réveil printanier, cette règle doit rester primordiale. Faire attention à l’autre autant qu’à soi. Peu importe la saison, peu importe l’humeur de la nature, il faut faire attention à soi et à autrui.

A bon entendeur…

Chronique 34

mars 7, 2009 - Laissez un Message

Chronique 34.

 

Se faire avoir par ses propres envies.

 

Il était une fois un jeune homme qui appréciait les plaisirs de la vie, rencontrer ses amis et les hommes. Son attrait pour cette dernière catégorie l’a mené à croiser le chemin de personnes multiples et intéressantes.

Cependant, une chose lui manquait cruellement après certaines rencontres.

Ce joli début de conte de fée fait écho à mes propres expériences, celles d’un jeune homme de 27 ans, tiraillé entre son envie de fonder une relation basée sur la fidélité et la confiance et son attrait pour la découverte du corps de ses amants. Pourquoi par moment ai-je envie de vulgairement tirer un coup et d¹autres fois non? Je ne suis finalement qu’un simple mortel, laissant libre court à ses pulsions de mâle en rut.

Cette chronique ne s’axe pas sur ma recherche du fameux « +1 », mais plutôt sur mon irrépressible envie de sexe par moment. Le feuillet du jour sera donc plus chaud qu’à l’accoutumée. Je crois bien qu’il y aura aussi un peu de romantisme, car sans cela, je pense que je mourrai.

Donc, après avoir cédé à l’appel du sexe il y a quelques jours, je m’en suis mordu les doigts. Non pas parce que je ne suis pas arrivé à mes fins, mais bien parce que je pense que je suis dans une phase où le cul commence à me lasser. Attention, je n’ai pas dis que je n¹aimais plus, juste que je pense qu’intérieurement, mon corps, mon cœur, mon esprit ont besoin de passer au stade supérieur. Pas de mysticisme, pas de New Age. Je pense que je veux juste rencontrer un mec bien, qui m’aime pour ce que je suis, pour qui je suis et pas juste pour un vibromasseur géant, une poupée gonflable vivante.

Donc, mon dernier plan cul terminé, enfin, surtout moi, car lui n’a pas joui, je me suis questionné. C’est un gentil garçon, mais diamétralement opposé à moi. Je crois juste qu’il était là pour assouvir mon besoin de sexe sur le coup, alors qu’il n’y à rien à attendre de cette relation.

Dans mon entourage, tout le monde se case. Mes plans culs se raréfient car ils rencontrent tous celui qu’ils cherchent. Suis-je juste un entre-deux, un passage entre vice et vertu? Je vois mon cheptel d’amants trouver chaussure à leur pied alors que moi, je galère à trouver ma chaussure. Je ne demande pas une chaussure de luxe. Je ne demande pas le ciel. Je veux juste une relation dans laquelle je pourrai m’épanouir, me sentir à l’aise, heureux. Vingt-sept ans de célibat, n’est-ce pas assez? Quand sait-on que c’est le bon? L’ai-je laissé filer?

Comme je le disais, marre de n’être qu’un trou, une main géante pouvant satisfaire les plus gourmands. Oui, j’aime le sexe. Oui, j’aime les préliminaires. L’avant, le pendant, l’après. J’ose espérer que je ne me résume pas à ma capacité à faire jouir mes amants. Pour certains, je ne suis bon qu’à ça et cela commence à me taper sur le système. Existe-t-il un moyen pour enrayer ce cercle vicieux? Enlever tous ces mecs de mes contacts msn?

Cela serait déjà un début. Alors pourquoi n’y arriverais-je pas? Peut-être par faiblesse. Peut-être par peur de rater quelque chose. Peur de me retrouver seul.

C’est bien beau de sucer des queues, mais qu’est-ce que cela m’apporte au final? Ce terrible sentiment qui me ronge un peu plus chaque jour. Cette solitude qui gagne du terrain. Ce manque qui grandit. Paradoxe final : je continue à chercher ces sex dates. Je ne fuis pas le monde virtuel. Cette relation est malsaine, mais je n’arrive pas à la quitter. Comme un amant improbable, comme une source d¹oxygène. Je vis. Je baise. Je déprime. Triste quête.

Chronique 33

mars 7, 2009 - Laissez un Message

Chronique 33.

 

Cerveau et plan cul? Incompatibilité démontrée.

 

Pour la suite du conte d’horreur (l’opposé du conte de fée), je vais aborder cette fois une rencontre positive, car il ne sert à rien de rester sur une note négative.

Après quelques parties de jambes en l’air foireuses, n’ayons pas peur des mots, un rayon de soleil est venu égayer mes nuits fauves.

Par une soirée de fête nationale, un apéro imprévu s’est ajouté à mon agenda. Je me suis préparé en vitesse et j’ai rencontré mon hôte. Le cadre de cette rencontre, un immeuble ancien, un appartement ancien, un canapé lounge, une bouteille de vin rosé et de quoi grignoter. Une vue sur la cathédrale à faire d’un incroyant comme moi un fervent prêcheur de la beauté divine!

Nous avons bu, discuté, ri, mangé. Après quatre heures passées ensemble, nous nous sommes dit au revoir. Il m’a pris dans ses bras, au dépourvu, sans crier gare. Un bisou de bonne soirée. Surprise. Si je ne suis pas préparer à ce genre de chose, je ne suis pas la personne la plus chaleureuse, quand bien même j’en ai envie. Au pied des escaliers, de nouveau ses lèvres sur les miennes. Deux fois.

Nous restons en contact. Textos, chat, appel. Ce grand garçon de quarante ans me trotte dans la tête comme une mélodie agaçante. Agaçante car il est en vacances deux semaines et je n’arrive pas à me le sortir de l’esprit. Il n’est pas vraiment mon genre de garçon, mais je sens une attirance forte pour lui.

Je n’attends qu¹une chose : que ses vacances se terminent pour pouvoir le revoir. Nous donner l’occasion d’un second rendez-vous, et voir ce qu’il adviendra.

Curieusement, je n’ai pas envie de sexe avec lui. Attention, entendons-nous bien. Si cela se présente, je ne dirai pas non. Mais ce n’est pas mon attente première. Pour une fois que je n’ai pas envie de baisser le caleçon d’un mec, c’est une raison pour le souligner.

Je suis comme ça. Si je sens qu’on peut avoir du sexe, je la prends et c’est fini. La personne perd son attrait relationnel. Ce sera du cul pour du cul. Si je sens qu’il y a plus, cela me bloque et, malgré de légers essais, cette personne devient digne d’être observée plus en détail. Vous devez me trouver ignoble de penser comme ça. Je fonctionne de cette façon. Je différencie plan cul de plan relationnel.

Il me faut, de toutes les manières qu’il soit, éprouver des sentiments d’amitié, si d’amitié on peut parler dans ce cas, pour coucher avec un mec. Je ne peux pas faire de vrais plans culs, genre j’arrive, on baise et fini. Je veux pouvoir discuter un peu, connaître l’autre et après baiser. Je suis un garçon cérébral en fin de compte.

Avec mon quadra, dont vous n’aurez pas le nom, la cérébralité est là. On peut parler de tout, regarder un film, siroter un verre et profiter du temps. Il me manque. Suis-je aveuglé par cet espoir de relation que je décèle ici? Probablement. Serais-je déçu si cela échouait? Assurément.

La suite est à voir dans une semaine, lors de son retour. Peut-être m’aura-t-il oublié. Peut-être aura-t-il rencontré quelqu¹un. Je ne suis pas devin, mais j’aspire secrètement à une nouvelle rencontre. Un nouveau baiser tendre sur la bouche. Une complicité nouvelle et qui sait ce que l’avenir me réservera. Je suis peut-être le suivant sur la liste de Cupidon.

Chronique 32

mars 7, 2009 - Laissez un Message

Chronique 32.

  

Vide-poches.

 

Comment commencer une chronique avec un titre pareil! Et bien par le début, pardi!

Mais pourquoi vide-poches, me demanderez-vous? Non, je ne parlerai pas de ce petit objet (une coupelle, un bol ou tout autre récipient) servant à accueillir ce que recèlent nos poches de vestes, de jeans ou de costumes.

Mes amis viennent parfois me demander conseil sur divers sujets, de la vie sentimentale à la décoration et, sans me lancer de fleurs, je vise souvent assez juste! Donc, ce soir-là, un mardi, un ami m’appelle car il n’a pas le moral. Il me raconte une soirée passée à danser sur des sons entraînants, à boire quelques verres (ne faisons pas l’apologie de la dive bouteille, ce n’est pas mon genre!) et à finir chez un charmant garçon.

Jusque là, tout va bien. Le garçon en question est très mignon, très chaud mais vit en colocation. Il semble que ses colocataires soient absents pour le week-end, c’est donc l’occasion rêvée de passer un agréable moment sous la couette. Mon ami y va donc sans se méfier et là, catastrophe! Les colocataires sont à la maison. Allez savoir pourquoi, ils lui tombent dessus, verbalement parlant. Ils trouvent mon ami hautain, le questionnent, enfin bref il passe à la casserole.

Même lorsqu’il explore les draps de son amant, les autres débarquent de temps en temps. La discrétion et l’intimité sont des notions apparemment inconnues pour ces jeunes hommes.

Quand à moi, car il y a un lien entre l’aventure de mon pote, le titre de cette chronique et ce qui m’est arrivé, juste après le coup fil avec l’ami en question.

Il y a un garçon qui me plaît assez, je l’avoue. Nous sommes sur la même longueur d’onde, sauf sur un point. Bref, notre relation se limite au niveau inférieur de sa ceinture, ce qui ne me convient pas beaucoup. L’Indiana Jones de la recherche du « +1 » va donc retrouver son amant du soir, non sans quelques appréhensions, vu que nos échanges sont essentiellement corporels.

Donc j’arrive, à peine le temps de poser mon sac qu’il me saute dessus, et quelques minutes plus tard nous sommes sur son lit, nus comme des vers. C’est un accro du poppers, moi pas. Vu mes problèmes de sinus, je me méfie, mais bon, pour une fois, je cède. Sans entrer dans les détails graveleux, en quinze minutes, nous avons terminé. Enfin, il a fini! Et départ sous la douche. Il me demande de rester dormir, je refuse. Pendant son ablution, je m’habille. Un bisou pour la route et retour à la maison.

Pour l’heure, j’ai juste l’impression d’être le mec qui lui donne du plaisir et basta! Il n’a pas pensé à mon plaisir, juste au sien. Pareil pour mon ami, qui n’a servi que d’exutoire au plaisir d’un tiers. Dès lors, je m’interroge. Ne sommes-nous que deux garçons perdus, rencontrant les mauvaises personnes? Ne sommes-nous là que pour satisfaire leur désir? Juste histoire de varier un peu les schémas habituels, avec ces cinq doigts? Zut à la fin de ne servir qu’au plaisir d¹autrui! Quelqu¹un pense-t-il au nôtre?

Nous ne sommes là que pour les soulager. Pour être vulgaire, juste pour les vider. Où sont donc passer les gentils garçons? Tous évaporés? Tous casés? Ou alors sont-ils tous cachés, par peur de se casser les dents (ou le cœur) sur des requins plus que sexués?

C’est le blues du vide-poches, qui cherche sa poche attitrée, pour partager plus que quelques centimes perdus au fond d’un pantalon, d’une veste ou d’un sac.

Chronique 31

mars 7, 2009 - Laissez un Message

Chronique 31.

 

Et un de plus!

 

Tout fout le camp! En particulier mes amants! En relisant ces quelques mots, j’ai un peu l’impression de passer pour un garçon facile, ce qui n’est pas le cas. Quand bien même cela le serait, je l’assume pleinement! Je suis célibataire, alors pourquoi ne pas profiter des plaisirs de la vie et surfer ceux de la chaire!

Par contre, je suis incapable de me retrouver dans un lit avec quelqu’un sans éprouver un minimum de sentiments à son égard. C’est donc pour cela que je fais la différence entre plan cul et soirée à deux!

Nous sommes tous pareil, non? Si un occasion de présente pourquoi la refuser? D’accord, je suis un homme et je réfléchis autant avec mon cerveau qu¹avec mon second cerveau! Que ceux qui ont compris cette phrase lève la main!

Donc, après ce préambule, revenons à nos amants, euh… nos moutons. Enfin les miens!

Toujours sur MSN (à croire que je vais leur demander un sponsoring vu le nombre de fois que j’évoque ce logiciel!), je croise finalement l’un de mes amants qui avait disparu de la circulation netienne! Plus de sms, plus de conversations, plus de visites. Rien, nada, niet! Soudain, la fenêtre s’ouvre et il est là, me saluant. Quelle surprise! Je suis soulagé en fait car, étant de nature gentille, j’appréciais ce jeune homme, mais pas autant que lui m’appréciait. Ce qui créait une certaine gène parfois.

En prenant des gants, il m’annonce en avoir eu marre de cette vie virtuelle et qu’il avait trouvé un copain.

Première réaction : je lui en veux de ne pas m’avoir tenu au courant, car je me suis sérieusement inquiété de son sort.

Deuxième réaction : je suis super content pour lui, car c’est une belle personne. Très tendre, très doux, drôle.

J’ai passé d’agréables moments en sa compagnie et je suis soulagé de savoir qu’il a passé à autre chose, que ses sentiments se sont tournés vers un autre que moi, surtout dans la réciprocité. C’est le principal! Je suis donc heureux qu’il soit saint et sauf et heureux en amour.

Ce qui me chagrine, c’est que cela me fait un amant de moins. Le deuxième à se caser en quelques semaines. C’est la vie et son chemin de surprises!

En me relisant, je pense vraiment que je suis une salope! Plus attiré par les joujoux de mes amants que par leur coeur. Je me fais peur parfois! N’empêche, je suis toujours à la recherche de mon « +1 », et ce alors que la tendance est au « -1 »! Que puis-je y faire? Rien! Que pouvez-vous faire? Rien.

Alors que mes amants se rangent, que mes copines se casent les unes après les autres, que même ma mère, je le suppose, entame une romance, je reste sur le carreau, en attendant béatement que le prince charmant tombe de sa monture et réalise que je suis là, au pied de mon château, tapant du pied, qu’il veuille bien se dépêcher de venir me chercher et que nous puissions enfin rejoindre notre nid douillet et partager le reste de nos jours ensemble, amoureux pour la vie.

Chronique spéciale

janvier 31, 2009 - Laissez un Message

Chers lecteurs, une petite chronique spéciale! Une fois n’est pas coutume… Ne tenez pas compte des fautes des éventuelles fautes, car après 6 vodka-pommes, même moi, j’ai de la peine.

Sur un fond de musique électro, je vous écris en titubant sur mon clavier. Ce soir, c’est la FETE!!!!! Un mois que je n’ai pas mis les pieds en discothèque. Un mois quasi sans alcool. Non pas que je sois alcoolique comme plusieurs membres de ma famille, mais je ne bois qu’en disco.

Ce soir, soirée spéciale donc. Un ami qui mixe dans une boîte, des problèmes familiaux à oublier, à noyer, à embrumer. Il mixe bien, je m’amuse avec mes amis, on discute, on critique, on balance, on rigole.

On rigole justement. J’oublie. Je bois une vodka-pomme, puis une seconde, puis une troisième. Le temps passe, tout s’oublie.

Je ne fais pas l’apologie de la boisson, au contraire. Je m’amuse, je rigole. J’oublie.

Je danse, je bois. Je drague? un peu, car la moyenne d’âge est limitée, les mecs m’arrivent à la ceinture. Du haut de mes 178cm, je les dépasse tous. Etrange. On cancanne.

Un autre verre. Est-ce que je peux plaire à quelqu’un? J’en doute. Et je n’ai pas envie de faire ma salope. Même vodkaisé. On rigole encore, la musique résonne dans ma tête. Le rythme m’entraîne. La musique me porte loin, loin, loin.

On bouge? On bouge. Changement de lieu. Changement de musique. Changement de gens. Un smack à mon DJ préféré et loin. Autre disco. Autre ambiance. Faune éclectique. Musique à fond, corps en chaleur. Une fille me vole une cigarette, me donne son prénom. Elle s’en va. 

Après, c’est un garçon, puis un autre. La cigarette est fédératrice. Je n’ai jamais donné autant de cigarettes de ma vie. Encore une vodka-pomme.

Une cigarette, on danse. Aucune chance d’allumer qui que ce soit. Pas dans le « mood » pour ça. Une personne me trotte dans la tête

Une cigarette, une vodka-pomme. Bien corsée celle-là. Ma tête tourne. Je compte. Après 6 vodka-pommes, il est l’heure de retrouver Morphée.

Bisous-bisous, vestiaire puis maison. Cinq minutes plus tard, la tête sous l’eau froide, je reconnecte mes neurones. Je branche à nouveau mon cerveau. Un café, une clope. Re-une clope et mon ordinateur. 

Nous y voilà. Me voilà écrivant cette chronique spéciale, imbibée d’alcool, nimbée des brumes du tabac que je fume. Regret? Aucun. Manque? Un seul, mais il est loin.

Ma tête tourne. Il est temps d’aller se coucher. Voilà pour cette nuit, cher lecteur. Toi qui lit ces quelques lignes, peut-être me comprends-tu. Peut-être tu compatis. 

Mes yeux se ferment, il est 5h. Paris s’éveille sûrement mais moi pas. Prêt à remettre ça. Ce soir, samedi soir. Pour de nouvelles vodka-pommes, pour de nouvelles élucubration. La musique ne raisonne plus. Je ne danse plus, mon café et ma clope sont finies. Il est temps de rentrer tout ça. 

Bonne nuit et à bientôt.

Chronique 30. M(y)ster(e) Gay.

août 17, 2008 - Une réponse


Chronique 30.
 
 
M(y)ster(e) Gay.
 
 
Mais fichez lui la paix, bon sang!
 
Vous allez me demander quelle mouche m’a piqué aujourd’hui! Eh bien, je vous dirais que je pousse un coup de gueule contre une pseudo cabale lancée à l’encontre d’Olivier Marillier, notre Mister Suisse romande.
 
Il refuse de devenir un porte-parole gay, et il a bien raison! Ce n’est pas parce que c’est un personnage public qu’il doit en faire un cheval de bataille. Il s’occupe d’une association contre le suicide des jeunes et je trouve cela plus judicieux et glorieux que de se poser en porte-drapeau arc-en-ciel. D’autres s’en chargent, tout aussi bien!
 
Il est attaqué car il n’est pas clair dans son orientation sexuelle dans la presse? Et alors? Nous ne nous résumons pas à notre orientation sexuelle quand même! Il trouve Monica Belluci séduisante? Il a bien raison! C’est une femme magnifique, sexy, intelligente.
 
Franchement, à quoi ça rime ce harcèlement visant à l’impliquer plus dans le monde gay? Il le dit lui-même : il est gay, point barre. D’où vient ce besoin d’en faire une icône? Parce que c’est le premier homosexuel a remporté un tel concours en Suisse? Avons-nous tant besoin d’un point de repère dans notre communauté?
 
Le maire de Paris est gay. Il n’est fait pour autant des tonnes pour la communauté. Certes il est présent, mais pas omniprésent. Pareil pour l’Allemagne et le maire de Berlin. Il ne me semble pas qu’il soit plus impliqué.
 
La célébrité et l’homosexualité vont-elles de paires? Ou peuvent-elles être dissociées? A en croire les médias, ce n’est pas possible, vu que nous en sommes réduits à outer des personnalités qui ne cherchent qu’à avoir la paix. Qu’on soit un homme qui préfère les hommes ou une femme qui préfère les femmes, pourquoi faudrait-il, parce qu’ils sont des personnages publics, faire de leur vie privée un combat de tous les jours pour ceux qui vivent dans l’anonymat?
 
Personnellement, de savoir que M. Marillier soit gay ou hétéro, je m’en tape profondément et ne lui en veut absolument pas qu’il ne s’investisse pas plus dans la sphère publique homosexuelle. Je préfère le savoir luttant pour les jeunes en crises et le bouddhisme que de clamer qu’il est pour ou contre le mariage entre personnes de même sexe.
 
Pour terminer cette chronique, je trouve assez lâche les rédacteurs de magazine qui l’attaque via des blogs, utilisant des pseudos pour crier leur incompréhension. Dites-le franchement! Il vous agace car il ne prend pas position pour notre communauté, alors que c’est quelqu’un de connu. Mettez-vous à sa place deux minutes! Avez-vous fait quelque chose de significatif pour la “cause homo”? A part écrire dans un magazine gay, bien sûr!
 
J’en reviens au point de départ. Laissez-le en paix! Est-ce que les bouddhistes viennent manifester devant sa porte pour qu’il témoigne en faveur du Tibet? Non! Bien que je trouverai ce combat plus censé. Je sais que notre communauté a traversé de multiples épreuves, de difficiles périodes, des persécutions. Nous avons versé notre sang au fur et à mesure des siècles à cause de la petitesse d’esprit de certaines personnes dites bien pensante. Pourquoi entrer dans ce jeux? Pourquoi entre nous? Serrons-nous les coudes et montrons que nous ne sommes pas que des tapettes avides de strass, de paillettes et de projecteurs!

Chronique 29. Besoins.

août 17, 2008 - Une réponse


Chronique 29.
 
 
Besoins.
 
 
Un samedi de février bien rempli. Voilà comment je définirais cette journée ensoleillée d’hiver. J’ai commencé par faire mon ménage, telle une vraie fée du logis, briquant et astiquant tout sur mon passage. C’est fou comme la poussière se dépose partout! J’ai poursuivi par un café avec ma mère, car une journée sans caféine n’est jamais une bonne journée! J’ai terminé par le traditionnel ravitaillement en victuailles pour la semaine. Voilà pour les besoins quotidiens!
 
En début d’après-midi, un autre café, avec des amis, dans le nouveau temple du breuvage sacré. C’est l’endroit du moment! Bref, sirotage de ma boisson, bavardage et commérage vont bon train. Agréable moment partagé en agréable compagnie. Des rires, des souvenirs et surtout de la bonne humeur! Je croise un pote et lui donne un hypothétique rendez-vous dans un autre lieu branché plus tard dans la journée.
 
Arrive l’heure du coiffeur! Je cours car je suis en retard comme d’habitude! Cela fait du bien de retrouver une tête normale et non hirsute! Ce n’est pas comme si j’avais une chevelure de dieu grec ni de héros mythologique, bien au contraire! Tout de même, je suis satisfait d’être plus léger du crâne.
 
Passage à la case maison, puis en route pour un café avec un magazine, car je déteste me retrouver seul dans un lieu publique et passer mon temps à regarder passer les gens. Muni de mon téléphone portable, j’envoie quelques textos. J’ai rendez-vous avec un charmant jeune homme, dans un café non loin de là. Je termine mon Perrier-citron et pars le retrouver.
 
Quelle n’est pas ma surprise de réaliser que je n’aurais pas droit à un tête-à-tête mais à une assemblée. En effet, je suis entouré par sept autres garçons. Nous sommes donc neuf autour de cette minuscule table. Comme je ne suis jamais très expansif lorsque je rencontre des gens pour la première fois, je me fais petit en prenant place sur le canapé, tout serré à côté de ce qui aurait dû être mon tête-à-tête.
 
Je suis donc cerné par des trentenaires plus que mignon et, au comble de ma surprise, tous célibataires. Suis-je au Paradis? Ou au milieu d’un début d’orgie? Peu importe, je vis le moment présent comme un moment de découverte et d’ouverture aux autres. C’est mon objectif 2008! Connaître du monde et agrandir ma vie sociale, un peu trop virtuelle ces derniers temps.
 
Ces garçons se connaissent depuis un moment et je subodore que certains ont déjà été amants. Le plus drôle dans ce méli-mélo de bras et de mains qui se caressent, c’est leur apparente tendresse envers les uns et les autres. Nous nous en amusant car si les autres clients nous regardaient, ils seraient probablement surpris de voir tous ces hommes si proches et tactiles.
 
Je me gène un peu. Mais la conversation me fait comprendre que, peu importe l’âge, nous cherchons tous la même chose. Nous recherchons de la tendresse et de la chaleur humaine avant le rapport sexuel. C’est une nouvelle forme de “Sex and the City”, version masculine. Cela me réconforte dans mes attentes et me dit que je ne suis pas le seul à chercher un copain, plutôt qu’un simple coup de queue, pardon pour la vulgarité.
 
Je ne suis donc pas une espèce en voie de disparition et constate qu’il y en a d’autres comme moi, avec les mêmes envies, les mêmes besoins. Pourquoi attendre le prince charmant à côté de la boule à facette, alors qu’il se cache au café du coin avec ses potes, à refaire le monde, attendant que le soleil pailleté se couche, et que je vienne vers lui.

Chronique 28. Protection masculine.

août 17, 2008 - Laissez un Message


Chronique 28.
 
 
Protection masculine.
 
 
Comme chaque année, j’y ai droit! Trois ans de suite, je vais faire le guignol pendant une demie journée et perdre mon temps pour contrôler les sirènes d’alarme de la Protection civile. Je ne devrais pas le dire comme ça, car je sens que je vais en ramasser plein mon matricule si je critique trop ce vénérable service. En même temps, et j’ai pu le vérifier, la Protection civile ne sert pas à grand chose. A chaque convocation, on nous parle toujours des deux ou trois événements lors desquels ils se sont déployés pour aider les citoyens. C’est un peu répétitif!
 
La dernière fois que j’y ai passé trois jours, j’ai glandé deux jours! Alors que sur mon bureau s’accumulaient une tonne de choses! Bref, passons…
 
J’en reviens à cette journée de contrôle! Déjà en mauvais état suis à un refroidissement carabiné, avec toux, nez qui coule et fièvre, me voici dans cet abri, emmitouflé dans ma veste, debout contre le mur. J’avais déjà quarante-cinq minutes d’avance ce matin, car je m’étais trompé sur l’heure de la convocation. Pas très malin pensais-je, mais un café ferait passer le temps! Dans la buvette, à une poignée de mètres de l’abri, je crois mon supérieur, que je salue, avec une tête proche du cadavre atteint par la peste. Je lui raconte que j’ai passé le début de la semaine avec 39°C de fièvre et que je ne suis toujours pas super en forme. On va voir ce qu’on peut faire me répond-il.
 
Lueur d’espoir dissimulée sous mon masque de malade surjouant la grippe de Hong Kong. Café terminé, journal lu, en route pour le congélateur militaire. Je donne mes papiers de conscrit et je vais m’asseoir dans la salle de réunion. Je ne suis pas en forme certes, mais les douze degrés régnant dans cette pièce n’aide pas vraiment. La perspective de traîner dans les caves, et dehors sous la pluie, ne m’encourage pas vraiment à me sentir mieux.
 
Pour la première fois de la matinée, je balade mon regard sur cette foule masculine, ce flot kaki et orange, qui discute, rigole ou qui lit les journaux. Mes yeux se posent sur un ou deux spécimens agréable à regarder et mon esprit part en divagation, imaginant ces hommes hétéros dans le plus simple appareil. Mon mal de crâne me rappelle à l’ordre et je continue mon observation. Qui de cette foule fait partie de ma communauté, à part le mec que j’essaie de fuir à chaque fois que je le croise dans un abri, et qui en est. Tous ces hommes ont l’air heureux, autant qu’on peut l’être, d’être ici. Amitié et camaraderie sont au rendez-vous aujourd’hui. Personnellement, je ne me suis jamais senti à l’aise dans cette marée de testostérone orangée et verte. De la gène sans doute, un manque d’envie de faire partie de cette masse sûrement.
 
Je fixe un ou deux de mes camarades costumés et essaie d’imaginer sa vie, sa femme, car il porte une alliance. Je dévisage le ringard qui vient d’arriver avec sa mallette de médecin, genre Kelly d’Hermès géant, qui est plus large que lui. Avocat? Médecin? Ou juste ringard?
 
Je ne le saurais jamais, car nous en sommes déjà au discours mainte fois répété, toujours aussi soporifique. Rien de nouveau sous le soleil de béton de l’abri. On m’appelle. On m’appelle encore. Je redescends sur terre à Mach 5 et vois la comptable m’appeller pour me rendre mes papiers et ma solde. Voilà, ma journée de protection civile touche à sa fin. Trente minutes et puis s’en vont, comme dans la comptine. Le cœur léger, je rebrousse chemin, à pied et rentre dans ma maison, pour me reposer et profiter de ce jour de congé inhabituel.